Que dire ? Cette citation de Marguerite Yourcenar a accompagné ma nouvelle vie à Metz, faite d'études et de sorties, de grands plaisirs et de profondes déceptions, et enfin de découvertes et autres apprentissages. La vie a finalement suivi son cours et me voilà désormais en fac d'anglais après un an et demi de prépa littéraire. Cela me fait tout de même bizarre d'avoir fait le ménage sur ce blog puis d'écrire un petit quelque chose dedans pour finir, surtout que les mots me viennent assez facilement...
Que dire d'autre ? Peut-être que je pourrais dire que le passage de la prépa à la fac est loin d'être aussi facile que veulent bien le faire croire nos chers professeurs, une raison de plus de remettre en question leurs "saintes paroles'...Je pourrais également disserter sur la compétence des personnes travaillant dans l'administration de la fac de Metz mais cela ne serait que suite de polémiques vaines.
Mais je crois avoir oublié quelque chose en chemin : l'adaptation à la vie mosellane fut tellement aisée que la rupture avec les Vosges fut (trop) vite digérée...en effet, j'essaie de garder contact avec mes amis vosgiens, mais force est de constater que je ne fais vraiment pas assez d'efforts. Un comble pour une personne comme moi, qui passe son temps à regarder dans le rétroviseur ! On dit que les amitiés les plus sincères s'entretiennent d'elles-mêmes, j'espère que mes vieux amis me pardonneront les manquements réguliers à mes devoirs.
J'ai quand même l'impression d'avoir sacrément grandi ces dernières années (oui je sais, pourtant je continue ce blog) : le fait est que certaines rencontres m'ont aidé à "m'émanciper", voire à affirmer ma perosnnalité(j'espère que les personnes concernées, en particulier certaines demoiselles, se reconnaîtront). Je me sens assez bien dans ma peau (lorsqu'on ne cherche pas à me coller d'étiquette, tout du moins), je sens aussi que c'est un peu ça, devenir un homme. La sérénité de la maturité sans avoir l'air d'un vieux con, même si la tranquilité d'esprit est parfois branchée sur courant alternatif...Il me reste toutefois beaucoup de choses à apprendre si je veux prétendre être entré dans la vraie vie d'homme, il faut croire que Rome ne s'est pas faite en un jour. Tant pis, Lenny Kravitz a dit : "I'll be waiting", alors attendons donc.
EDIT (pour voir ceux qui suivent un peu) : sinon, j'ai foiré ma deuxième année à la fac d'anglais. Les études, c'est plus ce que c'était pour moi...
Que dire d'autre ? Peut-être que je pourrais dire que le passage de la prépa à la fac est loin d'être aussi facile que veulent bien le faire croire nos chers professeurs, une raison de plus de remettre en question leurs "saintes paroles'...Je pourrais également disserter sur la compétence des personnes travaillant dans l'administration de la fac de Metz mais cela ne serait que suite de polémiques vaines.
Mais je crois avoir oublié quelque chose en chemin : l'adaptation à la vie mosellane fut tellement aisée que la rupture avec les Vosges fut (trop) vite digérée...en effet, j'essaie de garder contact avec mes amis vosgiens, mais force est de constater que je ne fais vraiment pas assez d'efforts. Un comble pour une personne comme moi, qui passe son temps à regarder dans le rétroviseur ! On dit que les amitiés les plus sincères s'entretiennent d'elles-mêmes, j'espère que mes vieux amis me pardonneront les manquements réguliers à mes devoirs.
J'ai quand même l'impression d'avoir sacrément grandi ces dernières années (oui je sais, pourtant je continue ce blog) : le fait est que certaines rencontres m'ont aidé à "m'émanciper", voire à affirmer ma perosnnalité(j'espère que les personnes concernées, en particulier certaines demoiselles, se reconnaîtront). Je me sens assez bien dans ma peau (lorsqu'on ne cherche pas à me coller d'étiquette, tout du moins), je sens aussi que c'est un peu ça, devenir un homme. La sérénité de la maturité sans avoir l'air d'un vieux con, même si la tranquilité d'esprit est parfois branchée sur courant alternatif...Il me reste toutefois beaucoup de choses à apprendre si je veux prétendre être entré dans la vraie vie d'homme, il faut croire que Rome ne s'est pas faite en un jour. Tant pis, Lenny Kravitz a dit : "I'll be waiting", alors attendons donc.
Je m'appelle Guillaume, j'ai pas encore 20 ans, je suis amoureux des femmes et de la vie, et je suis né à Metz.
TO THE HAPPY FEW
PS : un petit poème de Rudyard Kipling (et sa traduction) pour finir, très connu mais tellement beau :
TO THE HAPPY FEW
PS : un petit poème de Rudyard Kipling (et sa traduction) pour finir, très connu mais tellement beau :
If you can keep your head when all about you
Are losing theirs and blaming it on you;
If you can trust yourself when all men doubt you,
But make allowance for their doubting too:
If you can wait and not be tired by waiting,
Or being lied about, don't deal in lies,
Or being hated, don't give way to hating,
And yet don't look too good, nor talk too wise;
If you can dream—and not make dreams your master;
If you can think—and not make thoughts your aim,
If you can meet with Triumph and Disaster
And treat those two imposters just the same:
If you can bear to hear the truth you've spoken
Twisted by knaves to make a trap for fools,
Or watch the things you gave your life to, broken,
And stoop and build 'em up with worn-out tools;
If you can make one heap of all your winnings
And risk it on one turn of pitch-and-toss,
And lose, and start again at your beginnings
And never breathe a word about your loss:
If you can force your heart and nerve and sinew
To serve your turn long after they are gone,
And so hold on when there is nothing in you
Except the Will which says to them: "Hold on!"
If you can talk with crowds and keep your virtue,
Or walk with Kings—nor lose the common touch,
If neither foes nor loving friends can hurt you,
If all men count with you, but none too much:
If you can fill the unforgiving minute
With sixty seconds' worth of distance run,
Yours is the Earth and everything that's in it,
And—which is more—you'll be a Man, my son!
Are losing theirs and blaming it on you;
If you can trust yourself when all men doubt you,
But make allowance for their doubting too:
If you can wait and not be tired by waiting,
Or being lied about, don't deal in lies,
Or being hated, don't give way to hating,
And yet don't look too good, nor talk too wise;
If you can dream—and not make dreams your master;
If you can think—and not make thoughts your aim,
If you can meet with Triumph and Disaster
And treat those two imposters just the same:
If you can bear to hear the truth you've spoken
Twisted by knaves to make a trap for fools,
Or watch the things you gave your life to, broken,
And stoop and build 'em up with worn-out tools;
If you can make one heap of all your winnings
And risk it on one turn of pitch-and-toss,
And lose, and start again at your beginnings
And never breathe a word about your loss:
If you can force your heart and nerve and sinew
To serve your turn long after they are gone,
And so hold on when there is nothing in you
Except the Will which says to them: "Hold on!"
If you can talk with crowds and keep your virtue,
Or walk with Kings—nor lose the common touch,
If neither foes nor loving friends can hurt you,
If all men count with you, but none too much:
If you can fill the unforgiving minute
With sixty seconds' worth of distance run,
Yours is the Earth and everything that's in it,
And—which is more—you'll be a Man, my son!
Si tu peux voir détruit l'ouvrage de ta vie
Et sans dire un seul mot te mettre à rebâtir,
Ou, perdre d'un seul coup le gain de cent parties
Sans un geste et sans un soupir;
Si tu peux être amant sans être fou d'amour,
Si tu peux être fort sans cesser d'être tendre
Et, te sentant haï sans haïr à ton tour,
Pourtant lutter et te défendre;
Si tu peux supporter d'entendre tes paroles
Travesties par des gueux pour exciter des sots,
Et d'entendre mentir sur toi leur bouche folle,
Sans mentir toi-même d'un seul mot;
Si tu peux rester digne en étant populaire,
Si tu peux rester peuple en conseillant les rois
Et si tu peux aimer tous tes amis en frère
Sans qu'aucun d'eux soit tout pour toi;
Si tu sais méditer, observer et connaître
Sans jamais devenir sceptique ou destructeur;
Rêver, mais sans laisser ton rêve être ton maître,
Penser sans n'être qu'un penseur;
Si tu peux être dur sans jamais être en rage,
Si tu peux être brave et jamais imprudent,
Si tu sais être bon, si tu sais être sage
Sans être moral ni pédant;
Si tu peux rencontrer Triomphe après Défaite
Et recevoir ces deux menteurs d'un même front,
Si tu peux conserver ton courage et ta tête
Quand tous les autres les perdront,
Alors, les Rois, les Dieux, la Chance et la Victoire
Seront à tout jamais tes esclaves soumis
Et, ce qui vaut mieux que les Rois et la Gloire,
Tu seras un Homme, mon fils.
Et sans dire un seul mot te mettre à rebâtir,
Ou, perdre d'un seul coup le gain de cent parties
Sans un geste et sans un soupir;
Si tu peux être amant sans être fou d'amour,
Si tu peux être fort sans cesser d'être tendre
Et, te sentant haï sans haïr à ton tour,
Pourtant lutter et te défendre;
Si tu peux supporter d'entendre tes paroles
Travesties par des gueux pour exciter des sots,
Et d'entendre mentir sur toi leur bouche folle,
Sans mentir toi-même d'un seul mot;
Si tu peux rester digne en étant populaire,
Si tu peux rester peuple en conseillant les rois
Et si tu peux aimer tous tes amis en frère
Sans qu'aucun d'eux soit tout pour toi;
Si tu sais méditer, observer et connaître
Sans jamais devenir sceptique ou destructeur;
Rêver, mais sans laisser ton rêve être ton maître,
Penser sans n'être qu'un penseur;
Si tu peux être dur sans jamais être en rage,
Si tu peux être brave et jamais imprudent,
Si tu sais être bon, si tu sais être sage
Sans être moral ni pédant;
Si tu peux rencontrer Triomphe après Défaite
Et recevoir ces deux menteurs d'un même front,
Si tu peux conserver ton courage et ta tête
Quand tous les autres les perdront,
Alors, les Rois, les Dieux, la Chance et la Victoire
Seront à tout jamais tes esclaves soumis
Et, ce qui vaut mieux que les Rois et la Gloire,
Tu seras un Homme, mon fils.
EDIT (pour voir ceux qui suivent un peu) : sinon, j'ai foiré ma deuxième année à la fac d'anglais. Les études, c'est plus ce que c'était pour moi...



